La surconsommation immatérielle

La surconsommation immatérielle

janvier 8, 2019 0 Par Lecheminduphenix

 

Bon, il faut savoir que j’ai toujours adoré la philosophie et que cette matière a constitué ma meilleure note au bac. Alors si je me perds un peu en chemin dans cet article, ne m’en veuillez pas ! (promis hein ?)

 

Surconsommation !

Tout autour de nous, partout, nous voyons et entendons de nouvelles habitudes se prendre, une conscience de l’état de la planète et de la nécessiter d’agir.
Pour agir la première chose à mettre en place c’est de stopper le cercle infernal de la surconsommation : nouveaux téléphones, nouveaux vêtements, nouveaux meubles…
La surconsommation, c’est ce qui entraîne toute cette production de masse des objets avec des matières premières épuisables, extraites de manière polluante et ensuite mis en décharge pour constituer une nouvelle source de pollution.

(Si vous voulez réduire votre consommation, tenter des nouvelles choses pour produire moins de déchets C’est ICI ! )

 

Heureusement, de nombreuses consciences s’éveillent et les relations avec la consommation évoluent petit à petit.

 

Mais il y a une chose dont on entend peu parler, la surconsommation immatérielle, la surconsommation de l’expérience.

 

Peut-on vraiment parler de ceci comme d’un problème écologique ou bien comme d’un problème sociétal ?

Lors d’une discussion j’en suis venue à me questionner sur toute cette opulence d’expériences autour de nous.

 

Je vais essayer d’être plus clair.

N’as-tu jamais passé un week-end en pantoufle à juste jouer avec tes enfants ? Et quand tes collègues t’ont demandé ce que tu avais fait, tout en vantant leur samedi soir de fête dans un bar branché, tu t’es dit que tu n’aurais pas grand-chose à leur dire.

N’as-tu jamais eu l’impression que si tes loisirs ne réunissaient pas des sauts en parachute, des expositions du dernier peintre en vogue ou des cours de harpe alors vous n’étiez pas assez intéressant, riche (et pas d’argent) pour les autres, pour la société ?!

 

Le monde d’aujourd’hui, dans nos pays, nous pousse à toujours vouloir plus. Vouloir autre chose, vouloir ce que nous n’avons pas, vouloir ce que les autres font, vouloir et encore vouloir.

Avec la télévision et les réseaux sociaux nous somme davantage confrontés à ce que nous n’avons pas plutôt qu’à se nous possédons déjà. Je ne parle pas de choses matérielles (même si c’est aussi le cas) mais de toutes ces « expériences de vie ».

 

La vraie question est : Pouvons-nous nous satisfaire de nos propres expériences ?

 

Faisons-nous ce que nous avons réellement envie ou simplement parce qu’on nous en expose la possibilité ? Si nous n’en avions pas connaissance, y aurions-nous mêmes déjà pensé ?

Prenons l’exemple des générations qui nous ont précédé, nos grands-parents par exemple. Ils savaient se satisfaire de ce qu’ils avaient, de leur mode de vie, bien plus facilement, parce qu’ils n’avaient pas à leurs connaissances d’autres expériences à vivre. Ils pouvaient bien plus facilement se contenter des bonheurs simples : Etre entouré des siens, veiller au coin du feu, faire leur jardin, jouer en famille…

 

A t-on réellement besoin de vie trépidante aux quatre coins du monde, si riche d’expériences ou somme-nous tout simplement influencés par tout ce qui nous entoure ?

A t-on le droit de juger que notre vie ou celle des autres ne correspond pas aux normes de la société actuelle ?

Est-ce que vivre de manière simple ou différente peu, aujourd’hui, être mal perçu ? Et surtout devons-nous être autant attaché aux codes sociaux ?

 

Écologiquement (oui j’y reviens) cette opulence de nos modes de vie est aussi parfois néfaste parce qu’elle nous encourage à faire des choses loin de chez nous. (coût énergétique du transport, souvent l’avion) A produire plus de déchets. (les sorties entraînent souvent du consommable et donc des emballages : restauration rapide au parc, dépliant de la visite d’un lieu etc…) Et à accaparer notre temps (nous permettrait parfois de prendre plaisir à faire des choses soi-même : cuisine, produit d’entretien, décoration, couture, bricolage… )

 

La surconsommation immatérielle est un autre versant de la consommation actuelle.

 

Retrouver les plaisirs simples de la vie, ne pas tenter d’impressionner, être conscient que tout ce que nous entreprenons est influencé (en bien ou en mal), sont des objectifs que nous nous somme fixés pour notre famille.

 

 

C’est bien ce que je pensais, cet article a fini en point de vue philosophique, alors si vous voulez débattre de ça avec moi, laisser un commentaire, j’adore débattre !